cahier de brouillon



Mercredi
27 Sept 78 	Jacques, Otte, Pinuche, Beru et
		moi venons de quitter N'DJAMENA.
		Jacques, c'est un pote de Tours
		que j'ai connu il y a quelques mois
		à N'DJAMENA. Il a décidé de
		se joindre à moi pour faire un
		petit trip à cheval. Pour cela, il
		s'est acheté un cheval bai du
		nom de Otte. Pour ma part j'ai
		un cheval bai plus clair du nom
		de Pinuche et un cheval noir, Beru
		Beru est le plus grand et également
		le plus vieux 11 ans contre 7 ans
		pour les autres

V.29.09.78	Ainsi donc avant-hier nous avions
		quitté N'DJAMENA. Nous avions campé
		à la douane à la sortie de Kousseri
		ainsi donc nous avions fait 5 Kms
		en tout et pour tout dans la journée
		mais nous avions dû traverser le 
		fleuve Chari par le bac qui



contrairement à ce que nous pensions à été trés facile à passer. D'autant plus facile que Pinuche qui est réputé comme peureux a passé le bac en tête. Nous avons dû également nous occuper quelque peu de la paperasse douanière. Les papiers pour les chevaux nous ont bien vallu une semaine de démarches dans N'DJAMENA. Pour en revenir au bac, on nous a taxé de 1000F CFA par cheval et de 500balles/ch au poste de police côté Cameroun. Le bât nous emmerde un peu. D'abord il faut être deux pour le mettre ou l'enlever et quand il est dessus, au bout de quelques kms, il penche tantôt à droite tantôt à gauche et bien-sûr il faut tout réajuster. Hier nous avons pieuté à Maltam derrière un poste de police. Il

y en a partout dans ce pays Maltam se trouve à 28 kms de Kousseri. Aujourd'hui par contre on en a pas fait lourd. Au bout d'1 km on a rencontré 2 potes en moto qui retournaient On a passé 2 ou 3H ensemble en buvant du café en fumant et à causer de choses et d'autre Quand on s'est quitté, Nous sommes reparti au trot pendant quelques bornes et là on s'est arrêté définitivement pour la journée Ce bled s'appelle Doubaley quelque chose comme 5kms de Maltam. A ce train là on est pas près d'arriver à Dakar L 2.10.78 Depuis hier soir nous sommes à Bodo Mais je ne sais pas si ce bled est bien because nous sommes au bord de l'eau un peu à l'écart. Cette nuit nous avions entravé Pinuche et ce con s'est barré

je l'ai retrouvé ce matin, sans entrave, suivant une jument entravée qui, elle, ne voulait rien savoir. D'ailleurs avant de se coucher nous avions entendu les chevaux hennir, ce qui nous a amené à se rendre compte de la disparition de Pinuche. Aprés l'avoir cherché pendant prés d'une heure chacun de son coté, nous avions fini par aller nous coucher. En le rattrapant ce matin je me suis fait mal à la main et j'ai cassé le licol en cuir à cause de la raclée qu'il a reçu Je pensais profiter de cette journée pour faire beaucoup de choses (soit réparer) finalement je n'ai lavé qu'1 TShirt et 1 mouchoir et également Beru et moi-même. Même lavé Beru attire toujours autant les mouches et de plus les taons. Ces taons sont cons et font vachement mal quand ils piquent. Donc il est préférable de nettoyer les sabots (en particulier) en étant habillé. Avant hier soir nous avons dormi à Afadé

J ou autre. Il est dans les parages de midi et l'on est à Logonami Un bled du Nigeria à ~ 10 ou 15 bornes de la frontière. On est à l'ombre sous des arbres en face d'une école. Il y a de l'eau à profusion coulant d'une tuyauterie mais qu'est ce qu'elle est dégueulasse; elle est souffrée et chaude bien sûr même bouillante l'on pourrait dire. Après Bodo nous avons pieuté à Fotokol puis de l'autre côté de la frontière à Gamboru près d'une baraque détoité hier soir enfin à Missini mais ce n'est pas sûr. De toute façon le nom des bleds ne veut rien dire because y'a jamais rien à grailler tout juste de l'eau et p.ê parfois des espéces de comcombre dont tous les pépins ressortent intact quand on va chier. J'ai beau grailler t le t j'ai toujours aussi faim. Beru est plein de mouches de taons et d'IVNI D 8.10.78 Nous sommes à Dikwa ou l'on est arrivé

hier soir et nous nous trouvons chez les flics montés. Ils ont des chevaux bien sûr et des boxes. Aussi nos chevaux ont passés pour une fois la nuit entourés de murs car ces boxes n'ont pas de toit du moins les trois qui restent On est allé au marché et acheté quelques bricoles. On va sûrement repartir vers 4h pour la direction de New Marte. Il y aurait des cigarettes brunes au Nigeria des Valcha ou quelque chose d'approchant. A voir au King's Way à Maiduguri. Avant hier nous avions passé la nuit à Gojibo dans un marché sous une espéce de paillotte un coin bien peinard après la pluie que l'on a reçu entre Logonami et Gojibo L 9.10.78 Bon ben on est à New Marte c'est un grand chantier plein de camions et de machins et de machines et tous çà fait beaucoup de bruit. Hier soir nous avons marché dans le noir

sous une demi lune. On a appris ce matin par la radio, la mort de Jacques Brel. Cà fout un coup M.10.10.78 On est resté ou l'on était hier soir et l'on a rien fait comme de bien entendu Devant nous devrions partir dés l'aube A part çà beaucoup de gars sont venus nous voir de l'usine d'en face. Une bonne majorité sont Tchadiens. C'est vraiment un goulag c't'usine. de 6 à 8 toute la semaine et de 7 à 11 le dimanche Je préfère ma place M.11.10.78 On a fait une dizaine de bornes et l'on se trouve à Old Marte. Le parcours commence à être plus interressant. ceci dit on est allé voir le chef du village qui nous a trouvé une maison en dure J.12.10.78 C'est le petit matin et je vais bientôt partir pour Maiduguri et Kano en auto-stop. Mais avant çà l'on doit allé voir le chef du village

M.25.10.78 Je reviens de Kano ou j'ai acheté un appareil photo mais et je l'ai vu trop tard il est tout automatique. Egalement j'ai trouvé des gauloises difficilement trouvable L.30.10.78 Sieste de midi. Nous sommes peut-être à une 10z de bornes de Bida. Où nous ne savons pas quand nous arriveront.Depuis Marte que nous avons quitté vendredi nous allons par des petits sentiers et chemins. Samedi Beru à chancelé et après une longue halte nous avons mis le bât sur Pinuche. Hier Beru en selle ne voulait pas avancer. Je l'ai forcé à courir à coup de cravache. Et nous avons chutés. Je suis passé par dessus sa tête. Pas de probleme pour moi mais Beru ne voulait plus se relever Après avoir zieuter sur un bouquin nous avons déduit qu'il avait une congestion cérébrale. Il serait conseillé de le mettre à l'ombre

de lui asperger la tête avec de l'eau froide (glaçée ?) et de le laisser boire le plus longtemps souvent possible Mais 1° il n'y avait avait pas d'ombre nous n'avions que 3L d'eau qu'on lui à douché sur la tête et bien sûr pas question qu'il boive puisqu'il n'y avait pas de mare dans le coin Il est bien resté 1 heure couché completement. Par moment je me demandais s'il n'allait pas finir ici. Puis doucement il s'est remis sur ses pieds et l'on est allé au premier village doucement doucement ou l'on est resté le reste de la journée mais il n'y avait pas de mare juste une tuyauterie qui pissait 3 gouttes. Nous avons passé la nuit près de ce point d'eau ou toute la noche les femmes venaient pour remplir leurs cruches Nous sommes partis ce matin de bonne heure. Mais Beru n'avance pas quand je suis sur

son dos. Après 500m je suis descendu et je marche devant. Avoir deux chevaux et marcher à pied c'est vraiment le comble. 1°D de Nov Nous sommes à Zulloum depuis mercredi Beru est complétement H.S. Nous avons décidé de nous en séparer. Ainsi nous sommes restés pour le vendredi jour de marché trés charmant marché ou y avait bien une centaine de chevaux et tous plus gonflés que les nôtres. Beru est vraiment un squelette. Et de plus un squelette qui est plus souvent allongé que debout bien sûr nous n'avons pas trouver d'acquereur. Impossible d'ailleurs de parler. Personne ne parle anglais à plus forte raison français et personne non plus ne comprend mon arabe chouya chouya. Ah si ce matin on me proposait 34 N note dernier prix. 20 au premier je ne sais pas combien coûte une chévre

ou un mouton mais vu le prix de la viande ces 20 merdiers ne m'auraient pas permis d'en acheter ½ Je suis seul pour la journée car Jacques est parti avec Otte pour Bida jour de marché pour acheter si possible un tapis de selle car son cheval est blessé au garot malgré la superbe selle qu'il a Pinuche également qui malgré un tapis en double a un mal au garot. J'ai flippé pendant un certain temps car c'était enflé et je pensais à une aggravation du mal du garot avec abcés nécessitant une ouverture à la base du thorax. Il eut été bon de prendre quelques leçons de secourisme vétérinairien tout comme il est bon de savoir un peu de mécanique quand on travelling en bagnole. Mais on a qu'un bouquin parlant de la randonnée équestre en France en groupe en école s'éternisant

sur la pose d'un fer, nous qui n'en avons pas, et également sur le secourisme traditionnelle pouvant sauver une personne de l'électrocution en somme un bouquin idéal pour nous M.8.11.78 Beru est mort. Ces 2 derniers jours il ne pouvait plus se lever. Et il ne tenait plus sur ses jambes. Nous avons essayé plusieurs fois en l'aidant notamment avec une corde. Nous étions presque parvenu mais ses jambes n'avaient plus de force. Ainsi donc nous lui avons apporté de la paille et de l'eau. Hier soir il broutait 3 brindilles ou buvait la valeur d'un verre d'eau et il reposait la tête de plus en plus brutalement mais avant cela il s'étirait le cou le plus possible et regardait son flan. Quand sa tête était reposé il donnait souvent de grand coup de pied puis il raidissait ses membres et restait inerte de plus en plus longtemps. Maintenant il est mort et nous avons repris le chemin. Le système est bien different car un cheval de moins, nous avons banni la sabaka sabaka Quand Jacques est allé à Bida il a ramené de beaux tapis de selle Otte porte les couchages et habits ainsi que la mangeoire et le seau rempli de la lampe à pétrole et du cuir. Pinuche a une sorte de sabaka faite de nos deux sacs cousus ensemble à l'aide de courroies. Cette petite sabaka contient la bouffe le materiel de popote le poste et d'autres bricoles J'ai plaçé çà à l'arriére et sous la selle. Tous ceci tient tant bien que mal. J.9.11.78 Hier soir nous avons mangé un plat pour 2 à un restaurant sur la route goudronnée entre Maiduguri et Mongonu/Baga. Puis nous avons pieuté dans ce village. On n'a presque plus d'argent Nigerian moins de 2 N

c.à.d -de 400F CFA. J'ai fait des améliorations sur la sabaka et j'ai installé un nouveau mors que l'on avait en reserve. Ce matin en allant le faire boire Pinuche s'est cassé la gueule 1 fois des pattes postérieures puis des pattes antérieures puis 1 seconde fois pattes postérieures. J'ai mis pieds à l'eau rapidos. Le bas de la sabaka a été mouillée des 2 côtés. Le riz n'a pas l'air d'avoir été touché. Je na sais pas ce qui s'est passé du côté de l'herbe. Les chevaux n'avancent pas ce matin. Sans doute un après-demain de vacances un peu difficile. V.10.11.78 Je suppose que nous sommes à Gaysam. Hier soir nous sommes arrivés dans un tout petit village de 3 huttes et nous avons eu droit à la boule du lait et du mil pour les chevaux. Nous repartons ce matin de très bonne heure et après quelques kilomètres: arrêt café enfin un gentil petit trot jusque ici.

On se fout à l'ombre pour les heures chaudes et bien sûr nous roupillons Je commence à préparer à bouffer à 3H à 4H on écoute "tout fini par être vrai" en buvant le thé et à 5 on décolle. Nous faisons courir les chevaux et ils se mettent à galoper Ils se prennent au jeu. Bien, très bien, trop bien. Crac frut plaf. Le sac s'est déchiré et a répandu son contenu. Bilan le riz a trié du sable, les lunettes baisées et le sac H.S. à réparer. Nous revenons au point de départ. Je vais devoir faire encore des kilometres de couture. Encore du travail en perspective, c'est pas une vie. D.12.11.78 Nous sommes toujours à la même place sous le ^m arbre et nous y serons encore demain car c'est jour de marché et peut-être après demain car ce sac m'emmerde de plus en plus

j'ai dejà cassé 3 aiguilles. Le coin ou on perche est vraiment chouette. L'arbre tout d'abord qui rampe à ses différent étages le sol ensuite qui est un gros monticule de terre perçé de trou plus exactement des effondrements dû sans doute à des sautes d'humeur des pluies et des eaux s'infiltrant et minant la base et provoquant ces éboulements. Autre choses qui rendent ce coin sympa c'est le tam-tam qui bat la mesure en ce moment encore, les gens dansent également c'est ce que l'on a vu hier soir ex: une fille va chercher un gars en dansant les 2 font un tour ou plutôt 2 tours et demi la fille sort et le gars après je dois dire qu'il ya une rangée de filles et une de gars. Après çà c'est un gars qui va chercher une fille et le gars sort le premier et d'après ce que j'ai pu remarquer la fille qui va chercher est toujours une fille qui a été choisi avant et de

^m pour le gars. Autre danse beaucoup plus excitante, c'est celle une danse d'hommes seulement petits et grands sans doute une ancienne danse guerriére pratiquée avec des sabres note maintenant avec des bâtons les gars cherchent tout d'abord le rythme doucement en marchant pietinant autour des musiciens (le rythme évidemment s'accélerent de plus en plus) Bientôt un ils sont en rond autour et en face des musiciens et ils frappent de leurs bâtons, doucement d'abord, le bâton d'à côté puis celui de l'autre côté et le rythme s'accelére ils frappent donc encore plus vite et le rythme encore et la frappe de plus en plus vite et les pieds suivent le rythme 1.2.3.4 frappe 1.2.3.4 frappe 1.2.3.4 frappe et çà s'endiable tellement que je ne trouve pas les mots il faut le voir et l'entendre

et 1.2.3.4 frappe. C'est dur quand çà s'arrête mais si çà ne s'arrêtait pas çà deviendrait hystérique et même les spectateurs participeraient. Mais il ya bien autre chose, les oiseaux les toucans par ex qui ont l'air d'hausser les épaules quand ils poussent leurs cris et d'autre encore comme celui là que je connais pas le nom et qui est tout petit avec des plumes au cul deux fois plus grand que son corps Et je ne parle pas du reste; d'autres oiseaux beaucoup plus courants et des chants de eux que l'on voit rarement Et bien-sûr les somptueux couchers de soleil ou le ciel en voit de toutes les couleurs, du rouge bleu bien sûr dans toutes ses nuances (du noir) du blanc (du jaune) du rouge du rosé du mousseux du violet et j'en passe et même du millésimé Et en plus ce qui ne gâte rien, les gens sont chouettes

J.16.11.78 Pendant les heures chaudes. Nous sommes repartis mardi après midi et nous avons trotté une bonne 15z de kms et nous sommes arrivés à la tombée de la nuit sous la lune bien pleine dans un petit village: Gagawa. Nous avons demandé ou nous pouvions trouver de l'eau pour les chevaux et en réponse nous avons eu du mil pour eux la boule pour nous et un coin abrité pour coucher. Hier matin nous sommes reparti et très vite, malgré que l'on se dirigeait dans une mauvaise direction, arrivés à Gubio ou après une histoire invraisemblable, on m'a donné 4 N et après avoir attendu toute l'après midi sous un arbre avoir droit à 1kg de sucre du thé 3 boîtes de lait des noix de colas et des fânes d'arachides pour les chevaux nous avons passé la nuit dans une concession

paille fânes et mil pour les chevaux et du riz pour 3 jours arrosé d'une superbe sauce lourdement garnie de viande et un toit pour nous L'armature de la hutte est faite de branches sur le plan vertical et de lianes torsadées sur le plan horizontal Tout çà relié ensemble par des lianes plus petites. Le mur est fait d'herbes tressées, et le toit en cône en tiges de mil est fini au sommet invariablement et inexplicablement par une bouteille ou une petite bombonne placée dans le sens normal. Sur cette bouteille est ligaturée les parties fines des tiges. Ainsi donc la bouteille ferait office de bouchon. Je ferais attention la prochaine fois si la bouteille bouchon à un bouchon A part cela et comme le prouve ce que j'écris aujourd'hui les gens deviennent de plus en plus hospitalier

Est-ce une exception au Nigeria ou est-ce l'influence du Niger proche. Une chose est certaine on n'a pas de probléme pour trouver du bois dans le secteur. Bon ben j'arrête pour aujourd'hui car j'ai l'intention de faire autre chose par ex la sieste, de l'arabe ou mieux rien du tout. V.17.11.78 quelques rectifications. Il y a peut être beaucoup de bois everywhere mais ce n'est pas évident d'en trouver près d'un village au milieu des cultures et en pleine nuit. Hier soir nous avons passé la nuit comme ci-devant et avons préparé du riz. Le riz n'était pas encore prêt qu'un baba note nous a apporté la boule au lait puis nous avons passé la nuit à la belle sous un bon feu et

près d'un puits d'au moins 100m de profondeur. Heureusement qu'il y avait des gens au puits car nous n'aurions jamais pu avoir une goutte d'eau à cause de nos 40 métres de corde au maxi Ce matin fin du café et avant ce soir celle du tabac. Ainsi donc je me retrouve comme il m'est arrivé lors de mon trip en pirogue à cela près qu'à l'heure actuelle nous sommes deux, avons du sucre et du thé, mais par ailleurs moins humide donc moins de moustiques et que les nuits sont très froides et par là ^m sans moustique Comme nous avons déidé d'arriver avant mercredi à Geidam et qu'il y a 50 miles afriain depuis Gubio, nous penchons pour 100kms et comptons donc même 20 par jour. Et pour cette premiére journée d'hier, je pense et je pense que Jacques pense comme

je pense, nous pensons donc être dans les temps pour l'instant tant mieux. Désormais et dorénavant j'écris dans la marge à partir de maintenant. Je disais il y a pas si longtemps que çà caillait la nuit et que l'on est contraint de faire du feu que l'on ranime de temps en temps au cours de la nuit quand sa froideur (à la mère nuit) nuit à notre bonne nuit tiéde Et parfois car nous nous y tenons près ^m très près de ce feu, les flamelles, activées par le feu ou par nous ^m, se prennent un instant pour des feux follets, vagabondent un peu et subitement affamé par leur feu finissant se ruent sur un combustible non consommé. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elles prennent nos vessies pour des lanternes car ces avant derniéres sont bien cachées et au plus chaud mais ces feux follets finissant atterissent au gré de leur folie sur les tapis de selle ou les couvertures

et duvet. Jacques en a fait la triste expérience découverte ce matin. La dose d'élucubrations est suffisante pour aujourd'hui. J'aurais pu dire "est a sa limite supérieure quotidienne maximale S.18.11.78 Les puits ont l'air d'être de plus en plus éloignés et tous assez profond. L'herbe aussi se fait rare. Par contre le sable est omniprésent et çà rend la marche beaucoup plus pénible pour les chevaux bien sûr mais par à-coups pour les cavaliers. Les fringues et les godasses subissent également le choc du voyage. On vient de passé à un marché commençant et l'on a acheté des clopes On ne sait toujours pas combien il reste de bornes ni combien on aurait pu en faire on est juste sûr d'être d'en dans la bonne direction. Maintenant pendant l'arrêt de midi l'on n'attache plus les chevaux à un arbre ou un buisson, seulement leurs cordes entre elles. Ils (les chevaux) portent leurs cordes à demeure, enroulées lors des marches

M J ou V Vlà en vrac ce qu'on a fait les jours précédents. On est finalement arrivé à Gubio Geidam et il était temps car la veille au soir nous finissions le riz. Ainsi, à part une poignée de sucre et du thé, nous sommes arrivés à sec à Geidam. Nous avons changé mille balles fait le plein "sucre riz tabac fil aiguilles" et sorti de ce village infernal plein de monde et surtout de bruit et de voiture. Nous sommes restés la matinée du lendemain au porte de cette ville et sommes partis vers Maimi. Le lendemain du jour du départ après quelques kms de notre camp nocturne caillant nous sommes arrivés à un fleuve de 10 ou 15m de large mais très profond. Gros dilemme, il y a un tout petit bac tiré à la main 4 fûts de 200L et quelques planches qui balance terrible et bien sûr nous n'avons plus un fleche

finalement un vieux baba passeur nous accorde le passage free. Tout l'attirail sur le bac nous avec et le cheval à la baille. J'ai juste le temps de prendre Otte tout dégoulinant et remontant la berge, malheureusement y a plus de film dans l'appareil quand c'est le tour à Pinuche de passer Maintenant il y a de plus en plus de sable qui rend la marche plus difficile et mais qui d'après moi provoque le galop des chevaux puisque le trot freine leurs sabots et que pour galoper ils lévent leurs jambes J'avais complétement oublié que je m'etais décidé d'écrire dans la marge. J'oublie également de dire que le paysage change encore à cela qu'il est beaucoup plus vallonné ce qui freine d'autant plus la marche particuliérement lors des descentes car les pentes effraient les chevaux. En finalité je pense que l'on est J.23.11.78 et ce qui est sûr c'est que l'on ce dirige vers la

frontiére Nigérienne que nous espérons atteindre enfin ce soir. But Inch Allah. La fin






-En somme t'as tout mis dans un grand pre
-chasse le naturel il revient au galop #:-{)%
ς:-ζ)ξ

Cahute